Partager l'article ! Editorial du 29 Avril 2011: Le vote est un droit Il vaut mieux se faire duper en votant que de se tromper en ne votant pas. S’ils ...
Le vote est un droit
Il vaut mieux se faire duper en votant que de se tromper en ne votant pas.
S’ils ne se contentent pas de se taire, certains citoyens avancent des raisons qui justifient tant bien que mal leur indifférence envers les législatives sont nombreuses. C’est vrai que la
dernière présidentielle comporte des germes de découragement non négligeables. Par exemple, nous ne savons toujours pas vraiment de façon officielle le taux exact de participation à cette
élection passée. Cela n’étonnera donc pas que nous ne puissions pas estimer le taux de participation aux prochaines élections. Néanmoins, il n’y a de doute pour personne qu’à l’allure où
vont les choses, et à en croire les commentaires des citoyens, les populations risquent de sortir moins samedi 30 avril pour les législatives, qu’elles ne sont sorties le 13 mars dernier pour la
présidentielle.
En effet, il y a une impression générale de fatigue mêlée de confusion aussi bien de la part des électeurs que de la part des politiciens. Les média ont longuement documenté le manque
d’enthousiasme dans la campagne électorale. Les meetings géants se font rares. Peut-être bien que l’argent, le nerf tristement principal du combat politique béninois, ne circule pas assez. Mais
ça, les politiciens ne vous le diront pas. Comme s’ils s’étaient passé le mot, les politiciens de tous bords expliquent plutôt qu’ils ont préféré le porte à porte aux meetings géants. Et
pourtant, nous attendons de les voir à nos portes, même si ces derniers jours, le rythme de la campagne s’est accéléré très légèrement.
Cette fatigue qui frise le désintérêt ou l’indifférence envers les élections législatives pourrait s’expliquer par la gêne autour du fameux « premier tour KO » de la présidentielle,
gêne curieusement partagée par l’opposition aussi bien que la mouvance. Elle pourrait aussi provenir de l’épuisement causé par les tensions et les crises électorales traversées. Une autre
explication serait qu’à part les guéguerres autour des listes, il n’y a pas de véritables débats démocratiques qui puissent enthousiasmer les électeurs. Et enfin les insuffisances constatées lors
de la présidentielle ne sont toujours pas corrigées à satisfaction, et de toutes, la liste électorale n’est toujours pas publiée.
Malgré toutes ces raisons, il vaut mieux exercer son droit de voter tout de même. Ne serait-ce que pour avoir des arguments à faire valoir demain pour contribuer à faire améliorer nos processus
électoraux et de démocratisation de notre société.
Abbé André S. Quenum
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